Je disais dans un précédent article que Basara était à la littérature ce que Cioran est à la philosophie. Certes. Mais Basara est un enfant de choeur auprès de Fernando Vallejo écrivain apatride puisque, écœuré de la bêtise de ses concitoyens qui ont réélu Alvaro Uribe, il vient de renoncer à sa nationalité colombienne, à « ce merdier-mouroir de Colombie ». Avec Vallejo, que ce soit dans ses livres ou dans ses interviews, il vaut mieux passer son chemin si l’on aime la langue de bois, le politiquement correct et que l’on déteste la provocation. Il déclarait il y a peu que l’on ne peut en vouloir aux prêtres pédérastes car s’ils ne masturbaient les jeunes garçons de 14 ans, ceux-ci seraient bien obligés de le faire eux-mêmes… Vallejo est surtout connu pour son roman La vierge des tueurs adapté au cinéma par Barbet Schroeder et en chanson par Juliette dans son album Mutadis Mutandis. Ce roman qui se passe à Medellin nous décrit l’enfer colombien vu de l’intérieur par un narrateur au regard aiguisé et amateur de jeunes sicaires.Avec la Rambla Paralela, la Colombie est vue de l’extérieur, de Barcelone où le narrateur principal, un vieil écrivain atrabilaire, double fantasmatique de l’auteur, s’est rendu à une foire aux livres consacrée à la littérature colombienne. La seule chose que le vieux trouvera est la mort, mort qu’il appelait de ses vœux depuis des années et qui consent enfin à s’occuper de lui tout en lui faisant le pied de nez de le faire à Barcelone alors qu’il venait de régler les formalités de ses obsèques au Mexique où, comme l’auteur, le vieux vivait. Ce vieil écrivain est bien le double de Vallejo. Comme lui, son discours est excessif, rageur, grotesque jusqu’au burlesque : célinien. Mais il y a un autre narrateur, juge impitoyable du premier. Cet autre narrateur, qui se dit être un écrivain Suisse de langue espagnole (sic), est encore un double de Vallejo ; il incarne le jugement rationnel que porte l’auteur sur lui-même lorsqu’il laisse libre cours à ses irascibles humeurs. Vallejo est un personnage contradictoire conscient de ses contradictions, tout aussi sincère dans ses emportements que dans ses examens de conscience et l’une des originalités du livre est de mettre en scène cette dissociation et de montrer à quel point Vallejo est conscient de ses excès : « Le vieux se caractérisait par ses thèses drastiques : blanc ou noir, tout ou rien. Pas une atténuation, ni une nuance, ni une subtilité. » Cette rage qui caractérise tant l’auteur a une source parfaitement identifiée : le conflit du vieux avec le monde n’est que l’extériorisation de son conflit intérieur et ce qu’il reproche aux autres ne sont que ses propres impuissances, notamment son incapacité viscérale au bonheur, qui le conduisent à n’être qu’un rabâcheur, un « disque rayé ». Ce jugement implacable est trop dur car s’il est vrai que le discours est répétitif (au point de retrouver parfois les mêmes phrases), ces répétitions sont musicales et si disque il y a, c’est du Boléro de Ravel qu’il s’agit car ce livre en a la même structure. Il y a une ritournelle centrale : l’amour déçu pour la Colombie de son enfance dont de mélancoliques réminiscences surgissent malgré le narrateur, malgré les situations. Cette ritournelle est à l’origine de deux thèmes tout aussi insistants qui vont crescendo jusqu’à l’effondrement final dans le silence de la mort : l’obsession pour cette dernière et la haine sourde du genre humain.
Tout cela se met en place dès le début de ce roman et une évocation dans un cauchemar de la maison de sa grand-mère. Puis le vieux revient rageusement sur les conditions de son voyage. Lors de l’escale à Paris, alors qu’un employé d’Air France vérifiait attentivement ses papiers d’identité, « il s’en prit à la mère du fonctionnaire, ce que fait tout bon chrétien en Colombie quand il rappelle à son prochain le vagin puant d’où il est sorti : - « Hijoeputa, fils de pute, salaud ! » »
Alors bien sûr tout se passe mal… Au lieu de rejoindre Barcelone de Paris, il est expulsé vers la Suisse et perd ses bagages. En entrant dans son hôtel, il en est encore à maudire Air France et, par extension, les Français dans leur ensemble et, au comble de sa frénésie l’humanité entière ! Car là est l’une des particularités du vieux : une heureuse façon de procéder à des généralités abusives ! Cette fureur va s’amplifier au cours du livre parce que le vieux est victime toute la semaine d’insomnies (si ce n’est de brefs cauchemars) et que, se désintéressant de la foire, il passe ses journées au café de l’Opéra à boire verre sur verre car, après tout, « Le foie est comme la vie : il est fait pour qu'on en abuse. Eh quoi ? Il faudrait qu'on le laisse intact et comme neuf aux asticots ? Qu'ils bouffent de la merde. »
Rien n’échappe à son acrimonie débordante, ni Octavio Paz « ce nabot envieux, rancunier, mauvais, avec sa voix d’efféminé, qui avait fini par attraper des hanches et des seins de matrone adipeuse », ni le pape « agrippé à sa crosse comme un morpion à la cramouille d’une putain », ni les musulmans « qui bouffent les moutons et font se battre les chiens entre eux… Pourquoi ne faisaient-ils pas se battre leurs putains de mère pour se les bouffer des pieds à la cervelle ? Mahomet était le plus grand fléau de l’humanité », ni les femmes qui « ne devaient pas travailler, sinon à la cuisine. Pour qu’au lieu de penser tout le temps à copuler elles deviennent enfin de vrais cordons-bleus… », ni Ingrid de Bétancourt, cette « dame de la société de Bogotà, qui, parce qu’elle avait vécu à Paris avec un diplomate, se prenait pour Jeanne d’Arc et s’était mis dans la tête – dans sa tête obtuse contrôlée par ses ambitieuses sécrétions vaginales – l’idée farfelue de devenir Présidente de la Colombie pour sauver les pauvres. Elle n’en a pas eu le temps. Les bandits des FARC l’ont enlevée sur un chemin écarté, et lui ont offert des latrines en rase campagne, à ciel ouvert, dans un buisson des Llanos Orientales, sous un ciel étoilé digne de Van Gogh. Voilà à quoi sont réduites nos distinguées matrones, nos dames raffinées : à n’être plus que des filles publiques au cul piqué par les fourmis. » Dire qu’un site de soutien à cette dame cite Vallejo parce qu’il déteste Uribe [1]... Et l’escalade verbale s’amplifie quand le vieux se lance dans des diatribes contre l’espèce humaine dont voici un plaisant florilège :
« la source de tous nos maux, c’est là qu’il faut la chercher, dans le goût perverti qu’on a pour ce trou vicieux, visqueux et marécageux : le vil vagin qui perpétue le cauchemar d’exister et salope l’univers. »
« Il y a plus d’enfants de putain ici-bas pendus à un nichon que d’étoiles dans le ciel. Tous ces animaux bipèdes en train de se livrer au coït ! Troupeau copulateur ! Vous avez fait de l’univers une ruche. Et vous entrez et sortez, emportez et rapportez, bourdonnez et bourdonnez. »
« Il avait commencé par haïr les femmes enceintes, qui sont coupables, et fini par haïr les enfants, qui ne le sont pas. Quand il voyait un de ces innocents traverser la rue accompagné de sa jolie petite maman il les bénissait de la main gauche dans l’attente qu’une voiture les écharpe et les tue tous les deux. »[2]
Et on ne peut s’empêcher de sourire lorsqu’il prie son saint patron : Saint Hérode ! Mais toute cette hargne est le pendant d’un véritable désespoir. Le vieux se sent déjà mort, mort-vivant :
« Vraiment vivant, personne ne l’est, ça c’est les illusions des naïfs. Jour après jour nous mourons tous à petit feu. Vivre, c’est mourir. Et mourir, selon ma modeste opinion, n’est rien de plus que finir de mourir. »
Et parce que sa vie n’est plus qu’un semblant de vie, il se livre dans les rues de Barcelone à son jeu préféré : traverser les artères principales, là où le trafic automobile est le plus dense, les yeux fermés en évoquant sa lointaine Colombie. Le vieux est d’ailleurs comme la Colombie de son enfance, en proie à la désintégration. Tout ce qui lui rappelle cette Colombie de l’innocence est mort : son grand-père et surtout sa grand-mère. Celle-ci lui a communiqué l’amour des animaux qui ont le mérite de vivre simplement, de n’être pas méchants (seul celui qui sait ce qu’est le bien et le mal peut être méchant) et même d’être affectueux. Son amour des animaux est à la mesure de sa haine contre les hommes et si ces derniers ont droit à ses malédictions, seuls les premiers ont droit à sa miséricorde :
« Une baleine harponnée lui faisait infiniment plus de peine qu’une famine en Afrique. »
Cet amour des animaux s’est concrétisé avec une chienne danois répondant au doux nom de “Sorcière” qui l’a accompagné pendant 14 ans, les plus douces années de sa vie. Cette chienne est toujours évoquée avec émotion. Cette affinité élective pour les bêtes et pour Sorcière en particulier n’est pas une simple provocation, elle se rencontre à plusieurs reprises dans l'histoire des idées (cela permet d’exclure B.B….), notamment chez des penseurs misanthropes tels que Schopenhauer ou Rousseau. L’animal a pour principale qualité de n’être pas un homme et l’homme pour principal défaut de n’être plus un animal, du moins plus un animal comme les autres. Ce qui distingue essentiellement l’animalité de l’humanité est l’exercice de la raison et cette raison sert avant tout à dissimuler [3]. L’homme a perdu sa franche spontanéité, sa douce innocence et c’est pourquoi Schopenhauer écrivait : « Ce qui me rend si agréable la société de mon chien, c'est la transparence de son être. Mon chien est transparent comme le verre. S'il n'y avait pas mon chien, je n'aimerais pas à vivre (Pensées et fragments). » Le vieux partage tout à fait le sentiment du philosophe allemand : depuis qu’il a perdu son chien, il n’aime plus à vivre et du jour où Sorcière est morte qu’il a commencé à traverser les rues les yeux fermés.
Fermer les yeux lui permet de mieux errer dans ses souvenirs, d’évoquer le bonheur à jamais révolu tel qu’il le trouva dans son pays, mais aussi il y a bien des années dans cette Rambla Paralela – rambla qui n’en est une que pour le vieux puisqu’il s’agit d’une rue oblique à la vraie Rambla, dont le vrai nom est el Paralelo – avec un chulo, un jeune prostitué. Et, c’est justement dans un hôtel de cette rue que le vieux meurt, seul, comme pour dire que la Colombie n’a plus rien à voir avec lui puisque « on n’est pas de là où l’on naît, mais de là où l’on meurt. » La boucle est bouclée : son rejet de la Colombie le fait mourir en Espagne, l’Espagne originaire, et sa mort est retour dans la matrice.
Tout cela se met en place dès le début de ce roman et une évocation dans un cauchemar de la maison de sa grand-mère. Puis le vieux revient rageusement sur les conditions de son voyage. Lors de l’escale à Paris, alors qu’un employé d’Air France vérifiait attentivement ses papiers d’identité, « il s’en prit à la mère du fonctionnaire, ce que fait tout bon chrétien en Colombie quand il rappelle à son prochain le vagin puant d’où il est sorti : - « Hijoeputa, fils de pute, salaud ! » »
Alors bien sûr tout se passe mal… Au lieu de rejoindre Barcelone de Paris, il est expulsé vers la Suisse et perd ses bagages. En entrant dans son hôtel, il en est encore à maudire Air France et, par extension, les Français dans leur ensemble et, au comble de sa frénésie l’humanité entière ! Car là est l’une des particularités du vieux : une heureuse façon de procéder à des généralités abusives ! Cette fureur va s’amplifier au cours du livre parce que le vieux est victime toute la semaine d’insomnies (si ce n’est de brefs cauchemars) et que, se désintéressant de la foire, il passe ses journées au café de l’Opéra à boire verre sur verre car, après tout, « Le foie est comme la vie : il est fait pour qu'on en abuse. Eh quoi ? Il faudrait qu'on le laisse intact et comme neuf aux asticots ? Qu'ils bouffent de la merde. »
Rien n’échappe à son acrimonie débordante, ni Octavio Paz « ce nabot envieux, rancunier, mauvais, avec sa voix d’efféminé, qui avait fini par attraper des hanches et des seins de matrone adipeuse », ni le pape « agrippé à sa crosse comme un morpion à la cramouille d’une putain », ni les musulmans « qui bouffent les moutons et font se battre les chiens entre eux… Pourquoi ne faisaient-ils pas se battre leurs putains de mère pour se les bouffer des pieds à la cervelle ? Mahomet était le plus grand fléau de l’humanité », ni les femmes qui « ne devaient pas travailler, sinon à la cuisine. Pour qu’au lieu de penser tout le temps à copuler elles deviennent enfin de vrais cordons-bleus… », ni Ingrid de Bétancourt, cette « dame de la société de Bogotà, qui, parce qu’elle avait vécu à Paris avec un diplomate, se prenait pour Jeanne d’Arc et s’était mis dans la tête – dans sa tête obtuse contrôlée par ses ambitieuses sécrétions vaginales – l’idée farfelue de devenir Présidente de la Colombie pour sauver les pauvres. Elle n’en a pas eu le temps. Les bandits des FARC l’ont enlevée sur un chemin écarté, et lui ont offert des latrines en rase campagne, à ciel ouvert, dans un buisson des Llanos Orientales, sous un ciel étoilé digne de Van Gogh. Voilà à quoi sont réduites nos distinguées matrones, nos dames raffinées : à n’être plus que des filles publiques au cul piqué par les fourmis. » Dire qu’un site de soutien à cette dame cite Vallejo parce qu’il déteste Uribe [1]... Et l’escalade verbale s’amplifie quand le vieux se lance dans des diatribes contre l’espèce humaine dont voici un plaisant florilège :
« la source de tous nos maux, c’est là qu’il faut la chercher, dans le goût perverti qu’on a pour ce trou vicieux, visqueux et marécageux : le vil vagin qui perpétue le cauchemar d’exister et salope l’univers. »
« Il y a plus d’enfants de putain ici-bas pendus à un nichon que d’étoiles dans le ciel. Tous ces animaux bipèdes en train de se livrer au coït ! Troupeau copulateur ! Vous avez fait de l’univers une ruche. Et vous entrez et sortez, emportez et rapportez, bourdonnez et bourdonnez. »
« Il avait commencé par haïr les femmes enceintes, qui sont coupables, et fini par haïr les enfants, qui ne le sont pas. Quand il voyait un de ces innocents traverser la rue accompagné de sa jolie petite maman il les bénissait de la main gauche dans l’attente qu’une voiture les écharpe et les tue tous les deux. »[2]
Et on ne peut s’empêcher de sourire lorsqu’il prie son saint patron : Saint Hérode ! Mais toute cette hargne est le pendant d’un véritable désespoir. Le vieux se sent déjà mort, mort-vivant :
« Vraiment vivant, personne ne l’est, ça c’est les illusions des naïfs. Jour après jour nous mourons tous à petit feu. Vivre, c’est mourir. Et mourir, selon ma modeste opinion, n’est rien de plus que finir de mourir. »
Et parce que sa vie n’est plus qu’un semblant de vie, il se livre dans les rues de Barcelone à son jeu préféré : traverser les artères principales, là où le trafic automobile est le plus dense, les yeux fermés en évoquant sa lointaine Colombie. Le vieux est d’ailleurs comme la Colombie de son enfance, en proie à la désintégration. Tout ce qui lui rappelle cette Colombie de l’innocence est mort : son grand-père et surtout sa grand-mère. Celle-ci lui a communiqué l’amour des animaux qui ont le mérite de vivre simplement, de n’être pas méchants (seul celui qui sait ce qu’est le bien et le mal peut être méchant) et même d’être affectueux. Son amour des animaux est à la mesure de sa haine contre les hommes et si ces derniers ont droit à ses malédictions, seuls les premiers ont droit à sa miséricorde :
« Une baleine harponnée lui faisait infiniment plus de peine qu’une famine en Afrique. »
Cet amour des animaux s’est concrétisé avec une chienne danois répondant au doux nom de “Sorcière” qui l’a accompagné pendant 14 ans, les plus douces années de sa vie. Cette chienne est toujours évoquée avec émotion. Cette affinité élective pour les bêtes et pour Sorcière en particulier n’est pas une simple provocation, elle se rencontre à plusieurs reprises dans l'histoire des idées (cela permet d’exclure B.B….), notamment chez des penseurs misanthropes tels que Schopenhauer ou Rousseau. L’animal a pour principale qualité de n’être pas un homme et l’homme pour principal défaut de n’être plus un animal, du moins plus un animal comme les autres. Ce qui distingue essentiellement l’animalité de l’humanité est l’exercice de la raison et cette raison sert avant tout à dissimuler [3]. L’homme a perdu sa franche spontanéité, sa douce innocence et c’est pourquoi Schopenhauer écrivait : « Ce qui me rend si agréable la société de mon chien, c'est la transparence de son être. Mon chien est transparent comme le verre. S'il n'y avait pas mon chien, je n'aimerais pas à vivre (Pensées et fragments). » Le vieux partage tout à fait le sentiment du philosophe allemand : depuis qu’il a perdu son chien, il n’aime plus à vivre et du jour où Sorcière est morte qu’il a commencé à traverser les rues les yeux fermés.
Fermer les yeux lui permet de mieux errer dans ses souvenirs, d’évoquer le bonheur à jamais révolu tel qu’il le trouva dans son pays, mais aussi il y a bien des années dans cette Rambla Paralela – rambla qui n’en est une que pour le vieux puisqu’il s’agit d’une rue oblique à la vraie Rambla, dont le vrai nom est el Paralelo – avec un chulo, un jeune prostitué. Et, c’est justement dans un hôtel de cette rue que le vieux meurt, seul, comme pour dire que la Colombie n’a plus rien à voir avec lui puisque « on n’est pas de là où l’on naît, mais de là où l’on meurt. » La boucle est bouclée : son rejet de la Colombie le fait mourir en Espagne, l’Espagne originaire, et sa mort est retour dans la matrice.

Vallejo, La rambla Paralela. Belfond. 16, 80 €
Illustration : Jean-Michel Basquiat, Sabado por la noche.
[1] http://ingridbetancourt54.over-blog.com/60-categorie-780171.html
[2] Dans la Vierge des tueurs, les femmes enceintes n’échappent pas à son ire : « On raconte que peu avant mon retour à Medellin était passé par cette ville détraquée un fou qui dans les bus piquait au cyanure toutes les chiennes humaines enceintes ainsi que leurs rejetons. Un fou ? Vous appelez “fou” un saint ? Malheureux ! Présentez-le-moi pour que je lui donne en plus de ce titre un diplôme pour son mérite qui l’accrédite comme membre actif de l’Ordre du Saint Roi. »
[3] “Mensonge”, par exemple, vient du latin mens, l’esprit.
[2] Dans la Vierge des tueurs, les femmes enceintes n’échappent pas à son ire : « On raconte que peu avant mon retour à Medellin était passé par cette ville détraquée un fou qui dans les bus piquait au cyanure toutes les chiennes humaines enceintes ainsi que leurs rejetons. Un fou ? Vous appelez “fou” un saint ? Malheureux ! Présentez-le-moi pour que je lui donne en plus de ce titre un diplôme pour son mérite qui l’accrédite comme membre actif de l’Ordre du Saint Roi. »
[3] “Mensonge”, par exemple, vient du latin mens, l’esprit.



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